On souhaite toujours le mieux pour son enfant. Si la gestion administrative n’est pas ce qu’il y a de plus excitant lorsque l’on devient parent, assurer bébé lui garantit pourtant d’être protégé contre les aléas de la vie.

Nous faisons le point sur les différentes assurances que vous ne devez pas oublier pour votre enfant.

Assurer bébé pour la maladie

Il est obligatoire en Suisse d’être assuré pour la maladie. 

Comme pour les adultes, l’assurance maladie des enfants inclut une assurance de base obligatoire et des assurances complémentaires qui, elles, sont facultatives.

Certaines assurances complémentaires sont particulièrement recommandées : 

  • l’assurance complémentaire privée ou semi-privée qui garantit à votre enfant, s’il doit être hospitalisé, de pouvoir être hospitalisé en clinique dans une chambre semi-privée et d’être suivi par le médecin de son choix
  • l’assurance complémentaire soins dentaires qui sera particulièrement indispensable à bébé lorsqu’il grandira et devra porter un appareil dentaire (traitement très onéreux qui plombe le budget des parents)
  • l’assurance complémentaire médecines naturelles qui permet à bébé de bénéficier de traitements de médecines douces, moins agressifs que la médecine traditionnelle

Nous vous recommandons, si c’est encore possible, d’assurer bébé pour la maladie avant sa naissance, dans le cadre d’une assurance prénatale. L’assurance prénatale est la garantie pour bébé de bénéficier d’assurances complémentaires sans questionnaire de santé ni aucune réserve, le tout sans que vous payiez plus cher.

Concernant la franchise, nous vous recommandons de prendre pour bébé une franchise à 0.-. En effet, bébé risque d’être souvent amené à consulter le médecin pendant ses premières années de vie.

Assurer bébé pour l’accident

Bébé doit être assuré pour l’accident. En principe, la caisse-maladie à laquelle vous l’affiliez pour la maladie inclura automatiquement une couverture accident à son contrat.

A noter cependant que la couverture accident de la LAMal n’inclut pas d’indemnités journalières en cas d’invalidité. Pour cela, il faut conclure une assurance accidents privée qui couvre entièrement bébé en cas d’accident grave, verse des indemnités journalières et vous soulage donc financièrement si vous devez arrêter de travailler pour vous en occuper.

Assurer bébé s’il part en voyage

Si bébé doit partir en voyage, il n’est pas forcément assuré en cas de problème.

Si bébé part dans la zone UE-AELE et qu’il doit subir des soins médicaux d’urgence, il sera couvert de la même façon qu’un ressortissant du pays.

Si bébé doit partir hors de la zone UE-AELE, ses soins ne seront couverts qu’à hauteur du double du montant qu’il aurait payé en Suisse pour ces mêmes soins. Si bébé part par exemple aux Etats-Unis, en Australie ou au Japon, cette couverture sera insuffisante et il est indispensable pour lui de souscrire une assurance couverture à l’étranger.

De plus, l’assurance couverture à l’étranger inclut une assurance rapatriement pour toute la famille si un problème survient qui impose une évacuation d’urgence.

Vous avez déjà une assurance voyage ? N’oubliez surtout pas d’inclure bébé dans votre assurance pour qu’il soit couvert lorsque votre famille repartira en voyage.

Assurer bébé en cas de dommages causés à autrui (assurance RC)

Un bébé commence à faire des bêtises bien avant de savoir parler. Si votre enfant, par exemple, casse par mégarde le smartphone d’un ami, c’est à vous de devoir mettre la main au portefeuille pour dédommager votre ami. 

Pensez donc à rajouter bébé à votre assurance Responsabilité Civile dès sa naissance. Ainsi, s’il cause un dommage à autrui, l’assurance RC couvrira le lésé.

Même si un nouveau-né commet rarement des dommages, on conseille aux parents de rajouter l’enfant au contrat d’assurance RC le plus tôt possible. Cela vous évite d’oublier cette démarche et de vous retrouver au dépourvu dans quelques années lorsque votre enfant cassera par mégarde la vitre d’un voisin en jouant au ballon.

Assurer bébé au cas où il m’arrive quelque chose.

On ne peut jamais savoir de quoi l’avenir sera fait. C’est à ça que sert une assurance-vie.

En souscrivant un 3ème pilier et en choisissant bébé comme bénéficiaire (il le sera automatiquement dans le cas d’un 3ème pilier lié), vous lui garantissez, si vous décédez, de bénéficier d’un capital. Si vous n’avez pas encore de 3ème pilier, l’arrivée d’un enfant est le bon moment pour en souscrire un.

Si vous ne touchez pas ou plus de revenus lucratifs (si vous avez arrêté de travailler pour vous occuper de vos enfants par exemple), pensez aussi à ce qui pourrait arriver si vous vous retrouvez invalide. Vous ne pourrez plus alors vous occuper de votre enfant et payer quelqu’un pour s’en occuper vous coûtera très cher. En plus de souscrire une assurance accident auprès de la LAMal, il est recommandé de souscrire une assurance perte de gain qui vous permettra d’engager des frais si vous n’êtes plus en mesure de vous occuper de votre famille.

Assurer un avenir à bébé

Bébé va grandir, devenir un enfant puis faire des études, passer son permis… Peut-être souhaitez-vous constituer une épargne pour votre enfant dans le but de l’aider à franchir ces étapes de vie importantes ? 

Il est possible de souscrire un contrat épargne enfant auprès d’une compagnie d’assurance. A la différence d’un simple compte épargne, vous restez gestionnaire du contrat et seulement vous pouvez retirer l’épargne pour en faire profiter votre enfant. Si vous décédez avant la fin du contrat, votre enfant devra attendre sa majorité pour bénéficier de cette épargne.