Être parent et salarié peut s’avérer parfois très compliqué. Et pour cause, lorsque votre enfant est malade et que vous devez vous en occuper, cela se traduit souvent par le parcours du combattant. En Suisse, seuls deux tiers des entreprises accordent des congés rémunérés pour permettre à leurs employés de prendre en charge un enfant ou un proche souffrant. Dans une telle situation, les parents n’ont souvent pas d’autres choix que de prendre un congé non rémunéré, de se mettre en arrêt maladie ou encore d’arrêter de travailler provisoirement.

Pourtant, chaque jour, presque 2 millions de suisses aident et accompagnent un enfant ou un adulte malade chaque jour. Ce sont plus de 4 500 familles concernées par an.

C’est pour permettre aux aidants de rester professionnellement actifs et ainsi lutter contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, entres autres, que le Conseil Fédéral, après le National, vient d’approuver la nouvelle loi sur le congé indemnisé. Une manière également d’octroyer les mêmes droits sur le sujet, à tous les employés. 

 

« Il est essentiel que le travail important qui est fourni bénévolement par les personnes s’occupant d’un proche soit mieux reconnu et soit soutenu financièrement. »

Philippe Nantermod, membre du Conseil National

Les parents privilégiés par cette mesure

C’est désormais approuvé ! Les parents dont l’enfant est gravement malade ou accidenté pourront bénéficier d’un congé indemnisé de 14 semaines au plus. Celui-ci devra être pris en l’espace de 18 mois et sera indemnisé par une allocation de prise en charge.

Si votre enfant bénéficie de l’allocation pour impotent ou encore de l’allocation pour soins intenses de l’Assurance Invalidité (AI), celles-ci continueront à être versées, mais le versement sera limité à un mois d’hospitalisation.

 

Tous les aidants pourront en bénéficier

Les personnes prenant soin d’un membre de leur famille, autre que leur enfant, ou encore de leur conjoint (uniquement si ménage commun depuis au moins 5 ans) pourront également bénéficier d’un congé indemnisé.

Ce dernier, sera cependant plus limité que celui des parents : 3 jours par malade et dix jours par an.

 

La mesure supplémentaire sur les loyers

Une mesure supplémentaire a été ajoutée par les sénateurs et votée par les députés. Cette dernière consiste essentiellement à plafonner les montants pris en compte au titre de loyer pour les personnes bénéficiant de prestations complémentaires et vivant en communauté d’habitation. Ainsi, elles n’auront pas à changer d’hébergement. 

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