La dépression périnatale n’est encore que trop peu reconnue. Pourtant, cette dépression, survenant autour de la naissance, est la complication la plus fréquente observée pendant ou après une grossesse. Elle touche environ 15% des femmes en Suisse après l’accouchement (dépression post-partum) et environ 20% des femmes pendant leur grossesse (dépression prénatale). 

Bien que le plus souvent, cette dépression apparaît dans les 10 jours suivant la grossesse, certaines femmes peuvent néanmoins en souffrir entre le début de leur grossesse et la fin de la première année de bébé. 

Décryptage de ce mal pouvant perturber vos premiers moments avec bébé.

Dépression périnatale : qu’est-ce que c’est ?

La dépression périnatale n’est pas considérée comme une maladie à part entière. Le corps médical évalue ce “mal” plutôt comme un état réactionnel. 

En effet, la fatigue, les modifications hormonales, le stress, le nouveau statut de mère, etc., sont autant de facteurs qui influent sur l’état psychique et émotionnel de la maman. 

Les symptômes de la dépression périnatale restent assez communs à ceux d’une dépression classique : 

  • hypersensibilité
  • nervosité
  • trouble du sommeil 
  • dévalorisation
  • sautes d’humeur et émotions contradictoires 
  • profonde tristesse
  • fatigue

Néanmoins, la dépression post-partum se distingue de la dépression classique par la difficulté d’être avec son enfant : difficulté à assumer son rôle de mère, manque d’intérêt pour le bébé, peu de plaisir à prendre soin de l’enfant, etc. D’ailleurs, cette dépression peut être décelée chez la mère en raison de symptômes apparaissant chez l’enfant comme des troubles du sommeil, des troubles alimentaires ou encore des pleurs fréquents et inexplicables. 

À noter que certains experts distinguent la dépression périnatale du baby-blues. Le baby-blues est une réaction physiologique “presque normale” et passagère (entre un ou deux jours), survenant entre le 3ème et le 5ème jour après l’accouchement tandis que la dépression périnatale est bien plus persistante. 

Dépression périnatale : quand consulter ? 

De manière générale, il ne faut jamais hésiter à évoquer votre mal-être à votre sage-femme ou votre médecin. Ces derniers pourront vous rassurer et vous orienter vers les comportements et les traitements à adopter pour vous sentir mieux.

Une consultation chez le médecin est fortement préconisée si l’on constate que l’état dépressif perdure au-delà de 15 jours. Dans de tels cas, une psychothérapie sera à envisager. Il faudra travailler le lien entre la mère et l’enfant et déceler les éventuels traumatismes d’enfance vécus par la maman, ayant refait surface à la naissance de leur bébé. À noter que certains traitements de médecine douce pourront également être recommandé. 

Certaines femmes sont plus sujettes à souffrir de dépression périnatale et seront davantage à surveiller par le corps médical. 

C’est le cas des femmes : 

  • ayant déjà souffert de dépression ou ayant un membre de sa famille qui en a souffert
  • qui ont vécu leur accouchement comme un traumatisme
  • ayant été longuement séparées de leur enfant à sa naissance (prématurité, complications, etc.) 
  • vivant cette naissance seule ou mal accompagnée (relation nocive)

Dépression périnatale : quels traitements sont remboursés ? 

En règle générale, en Suisse, seuls les traitements prodigués par un psychiatre sont couverts par la LAMal, à hauteur de 40 séances remboursées par an. De la même manière, l’assurance de base ne rembourse que les psychothérapies dites “déléguée” : lorsqu’un médecin ou un psychiatre délègue l’ensemble ou juste une partie du traitement à un psychologue ou psychothérapeute. 

Concernant les traitements de médecine douce, l’assurance de base ne couvrira que les spécialités reconnues (anthroposophique, homéopathie, phytothérapie, thérapie neurale et médecine traditionnelle chinoise). Pour être remboursés, ces traitements devront être prescrits par un médecin. (Sinon, il vous faudra souscrire à une assurance complémentaire médecine douce). 

Votre enfant est-il bien assuré ?

Votre enfant est-il bien assuré pour la maladie ? C’est obligatoire en Suisse.

Devez-vous souscrire en plus des assurances complémentaires ?

  • Pour que votre enfant puisse bénéficier d’un meilleur confort s’il devait être hospitalisé
  • Pour que les soins dentaires de votre enfant soient couverts
  • Pour que votre enfant puisse profiter de médecines naturelles moins agressives que la médecine traditionnelle…

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